Appel
à souscription
auprès des membres du réseau
"Contre la fabrique de la haine"
Vous pouvez
télécharger (word RTF) : - l'appel
adressé aux organisations
susceptibles de soutenir le forum "Résistons
ensemble" qui aura lieu le DIMANCHE 26 MAI à la
bourse du travail de Saint-Denis, - la liste des
premières organisations signataires - le programme
de la journée. (c'est à diffuser, faire
publier, coller dans les cités etc....)
- la
lettre d'invitation aux collectifs
sur le terrain, il faut la transmettre aux collectifs,
associations que vous connaissez dans les cités,
dans les quartiers.
La prochaine réunion du
collectif d'organisation aura lieu le LUNDI 29 AVRIL
à 18 heures, au CICP 21ter rue Voltaire, 75011
Paris, métro : rue des boulets, les nouvelles
signatures d'orgas sont à envoyer jusqu'à
cette date.
Sommaire :
APPEL
A SOUSCRIPTION
APPEL
FORUM SAINT-DENIS
LETTRE
D'INVITATION AUX COLLECTIFS SUR LE
TERRAIN
APPEL
A SOUSCRIPTION
Pour organiser cette
journée, et tout particulièrement pour
permettre aux différents collectifs (provinciaux
ou étrangers) qui se sont créés pour
résister à la banalisation des violences
policières de participer à la
journée du 26 mai, nous avons besoin de l'aide de
chacun. Une aide financière, qui aidera à
prendre en charge les frais de transport, une aide
matérielle, c'est-à-dire des propositions
d'hébergement sur Paris les 25 et 26
mai.
Merci d'envoyer vos chèques
(15 euros nous semble être un montant minimum)
à "Résistons ensemble", CICP, 21 ter rue
voltaire, Paris 75 011. Les chèques sont à
adresser à l'ordre de Réflex, il faut
indiquer au dos du chèque la mention
"résistons ensemble contre la fabrique de la
haine". Merci de faire connaître le nombre de
personnes que vous pouvez héberger (en indiquant
si c'est le samedi, le dimanche ou les deux nuits)
à une des adresses suivantes:
mibmib@free.fr
sylvietissot@yahoo.com
odile.henry@libertysurf.fr
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APPEL
FORUM SAINT-DENIS
RÉSISTONS ENSEMBLE CONTRE
LES VIOLENCES POLICIÈRES ET SÉCURITAIRES
FORUM DE SAINT DENIS - DIMANCHE 26 MAI 2002,
10H/20H
En juin 1997, le Parti Socialiste
remportait les élections législatives sur
la base d'un programme énonçant "trois
priorités : l'emploi, l'éducation et la
santé". Trois semaines plus tard, Lionel Jospin
annonçait pour son gouvernement "deux
priorités : l'emploi et la
sécurité". Depuis cinq ans, la
surenchère sécuritaire ne s'est pas
démentie. Des élections municipales
à la campagne présidentielle, en passant
par "le contexte de l'après 11 septembre", tout
est bon pour justifier la répression : - plan
"Vigipirate renforcé", - présence
permanente des policiers dans les quartiers, y compris
dans les écoles (dans le cadre des "contrats
locaux de sécurité"), - loi
"sécurité quotidienne" (dispersion des
rassemblements dans les halls d'immeubles, prison pour la
fraude dans les transports en commun...) -
incarcération massive des jeunes des quartiers -
projets de "centres fermés" et autres maison de
correction" - culpabilisation, voire criminalisation des
parents de "mineurs délinquants", accusés
à tort de "démission" ou de
complicité. Cette politique sécuritaire,
soutenue par une intense propagande des grands
médias, occulte toute une série de
violences sociales : - chômage, -
précarité, - discriminations racistes...
Elle vient aussi légitimer et nourrir d'autres
violences, qui s'exercent contre la jeunesse issue des
classes populaires et de l'immigration : -
contrôles au faciès, fouilles humiliantes,
brutalités policières, - sanctions
disproportionnées prononcées dans les
tribunaux - violences contre les détenus... Sans
oublier la collaboration active des contrôleurs et
des vigiles de toutes sortes. Ces violences ne datent
certes pas d'hier. Mais elles se multiplient ces derniers
mois dans tout le pays. Notamment à
Mantes-la-Jolie, Les Mureaux, Chatenay-Malabry, Paris,
Saint Denis... Elles sont couvertes par l'administration,
et bénéficient de l'impunité
judiciaire, même lorsqu'elles entraînent la
mort. Par exemple, ces derniers mois : - acquittement du
policier Pascal Hiblot, qui avait abattu Youssef Khaif
d'une balle dans la nuque. - non-lieu pour la mort
d'Abdelkader Bouziane, tué dans des conditions
semblables. - réduction à huit mois avec
sursis des peines des policiers responsables de la mort
d'Aissa Ihich.) Ces décisions constituent de fait
un permis de tuer. Moussa, abattu le 2 janvier 2002, en
est l'une des plus récentes victimes. En
réaction à cette logique meurtrière,
un courant de solidarité commence à se
structurer. C'est ainsi qu'est née l'idée
d'organiser une journée de rencontres. Il s'agit
de permettre aux victimes, à leurs proches et
à toutes les personnes déjà
mobilisées contre les violences policières
de se rencontrer, de témoigner et
d'échanger des expérience, afin de se
donner les moyens juridiques et politiques de
résister ensemble. Cette initiative n'a donc pas
pour seul but de réfuter, une fois de plus,
l'argumentaire sécuritaire. En effet, une posture
uniquement défensive rencontre vite ses limites,
ne serait-ce que parce que nous ne disposerons jamais des
moyens médiatiques acquis aux promoteurs de la
surenchère sécuritaire. Au contraire, seule
une action offensive est efficace. Il s'agit
désormais d'accuser et de rendre visibles les
vrais problèmes. Il s'agit surtout de contribuer
à une plus grande visibilité des acteurs
des banlieues, qui sont l'objet de nombreux discours,
mais auxquels la parole est systématiquement
refusée. Le mouvement des sans-papiers,
après bien d'autres exemples, l'a rappelé :
pour neutraliser les discours de mépris et de
stigmatisation, seule est efficace la prise de parole des
personnes concernées. Il s'agit donc de
redistribuer les rôles, en laissant aux militants
des banlieues, habituellement absents, ou
relégués à la place du
"témoin", le rôle d'orateurs, d'analystes et
de force de proposition. Contre - les violences faites
aux jeunes des quartiers populaires et issus de
l'immigration - la précarité et
l'insécurité que vit au quotidien une
grande partie de la population Agissons ensemble dimanche
26 mai 2002 de 10 h à 20h à la Bourse du
travail de Saint Denis (11 rue Genin &endash; M°
Saint-Denis Basilique)
Programme de la
journée
10h00. Intervention de Mme Khaira
Khaif, mère de Youssef 10h15/12h30. Outils
politiques. Rencontre-débat avec des collectifs
locaux 12h30/13h00. Histoire des luttes : projection du
film Justice pour Zamani. 13h00/14h00. Pause
déjeuner (possibilité de manger sur place)
14h00/16h30. Suite du débat avec les collectifs
locaux 16h30/18h00. Outils juridiques.
Rencontre-débat avec des magistrats du Syndicat de
la magistrature et des avocats du Syndicat des Avocats de
France 18h00. Histoire des luttes. Projection du film
Douce France, la saga du mouvement beur. Toute la
journée : bar-table de presse.
Premiers signataires : Act Up,
APEIS, la Chaîne étudiante, Droits Devant,
FASTI, collectif Les mots sont importants, MIB, MRAP,
réseau contre la Fabrique de la haine,
réseau No pasaran, RIRE, collectif Souriez vous
êtes filmés, SUD-éducation,
SUD-étudiants, SUD-Justice.
Contact
Pour signer cet appel, écrire avant le 29
avril aux adresses ci-dessous Résistons ensemble,
CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
e-mail : azouzedc@hotmail.com
Tél : 01 48 58 01 92 / 01 48 59 97 21 (demander
Azouz) Fax: 01 48 59 71 39
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LETTRE
D'INVITATION AUX COLLECTIFS SUR LE TERRAIN
Le 14 avril 2002
Cher(e)s Ami(e)s,
Nous nous sommes peut-être
déjà rencontrés dans la lutte pour
la justice et contre les crimes policiers à
Versailles, Melun, Lyon, Nantes, Roubaix , Lille ou
ailleurs. L'ampleur des violences commises aujourd'hui ne
peut rester sans réponse. Mais la tâche est
âpre, comme le rappelle le jeu des politiques, vis
à vis des résistances locales contre
l'impunité policière. Souvent les
comités locaux à force d'isolement et de
procédures biaisées se délitent au
fil du temps à coups de postes municipaux bidons
ou de jugement inique. Pour la solidarité et
contre l'étouffement de ces résistances
nous vous invitons à la Bourse du travail de Saint
Denis (93), le 26 mai 2002, pour évoquer ensemble
nos luttes, les partager, clarifier leurs enjeux
politiques et créer un nouveau rapport de force ou
chacun(e) pourra prendre la parole pour créer les
conditions du respect par l'Etat et par les responsables
politiques à tous les niveaux de nos droits et de
l'égalité.
Si vous avez besoin :
* d'un soutien financier, logistique,
* de notre intervention dans votre localité pour
préparer cette rencontre n'hésitez pas
à nous contacter
*faites nous connaître sur quoi vous souhaitez
intervenir.
e-mail : azouzedc@hotmail.com
Tél.: 01 48 59 97 21 ou 01 48 58 01 92 Fax : 01 48
59 71 39
adresse : "Résistons ensemble" c/o CICP, 21ter rue
Voltaire 75011 PARIS
pour le Collectif d'organisation du
forum "Résistons ensemble"
FASTI, MIB, MRAP,
réseau contre la Fabrique de la haine,
réseau No Pasaran
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